CAVES VINICOLES D'AFRIQUE DU NORD

Hommes, Vignes et Vins de l' Algérie Française 1830-1962
Préface de Denis BOUBALS , Professeur Emérite de Viticulture
Ecole Nationale Supérieure Agronomique de Montpellier
Auteur de l'Ouvrage : Paul BIREBENT


Editions Jacques GANDINI
Ref : GA 110 ISBN : 9782906431799 Date d'entrée au catalogue : 23 Fevrier 2007Un volume cartonné de 240 pages, au format 24 x 31 cm, illustrations noir et blanc et couleurs. Couverture pelliculée en couleurs.
Paul BIREBENT est un professionnel de la viticulture et de l’élaboration du vin. Son expérience étendue a été acquise en Algérie puis, lorsqu’il a quitté ce pays, en Corse et dans le monde entier. Il est reconnu dans la viticulture mondiale comme un consultant de grande valeur. Il était tout désigné pour faire l’historique de la viticulture algérienne qui, pendant un certain temps, a été une part importante de la viticulture française. Paul BIREBENT a fait un historique de la colonisation du nord de l’Algérie avec la pacification, la distribution des terres aux populations françaises et méditerranéennes qui vinrent s’établir dans le pays ainsi qu’aux populations musulmanes. L’implantation des vignes fut lente au début parce que les sols durent être nettoyés, épierrés, les marais asséchés et les maladies atteignant les populations traitées et en régression. Le vignoble algérien commença à produire vraiment du vin lorsque le vignoble métropolitain fut envahi : - par les champignons parasites américains : oïdium et mildiou, - et par l’insecte américain phylloxéra qui détruisit le vignoble français et obligea à le reconstituer en le greffant. C’est alors que du vin produit en Algérie commença à être expédié en France de manière significative. Il se créa, en Algérie, un commerce de vins destinés à faire des coupages avec des vins de table du Midi à faible teneur en alcool et des assemblages avec des vins rouges d’appellations métropolitaines déficitaires en alcool et en couleur. La qualité des vins algériens – rouges surtout – s’améliora grâce aux techniques et équipements de vinification en pays chaud. Peu à peu, le vignoble s’organisa réglementairement comme le vignoble métropolitain. Le vignoble algérien s’est étendu jusqu’à 343.000 hectares en 1960 avec une production de 15 millions d’hectolitres. Au même moment, le vignoble métropolitain couvrait 1.204.000 hectares avec une production de 61 millions d’hectolitres. Paul BIREBENT termine son ouvrage par une description à grands traits de plume de ce que devint le vignoble algérien après 1962, date de l’Indépendance. Ayant disparu pour la plus grande partie, il était bien temps qu’on le décrive pour que les générations futures puissent s’y référer.

Quelques photographies et cartes postales de Caves d'Afrique du Nord :
Quel beau texte !
http://www.alger-roi.net/Alger/cherchell/textes/cherchell_vendanges_hm235.htm

sur site le 24/12/2002
-Cherchell sur la côte turquoise algéroise
Cherchell : vendanges souvenirs

------Le Cherchellois, terre de vignes, voyait entreprendre les vendanges quelques jours après le 15 août, de la mer à l'arrière-pays. L'heure H n'était pas la même partout : cette heure que l'on n'anticipe ni ne dépasse impunément car - tous les vignerons le savent - on perd ou on gagne beaucoup selon qu'on procède à la cueillette un peu plus tôt ou un peu plus tard.
(Historia Magazine : la guerre d'Algérie, N° 235/42– 3 juillet 1972)
url de la page : http://alger-roi.fr/Alger/cherchell/textes/cherchell_vendangeshm235.htm
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.....Ce texte me rappelle ce que j'ai connu moi-même à Réghaïa : l'arrivée et l'embauche de tous ces hommes (plus d'une centaine? certains étaient des habitués) dont s'occupait mon grand-père, la ration, la distribution des "gros" pains avec le pointage au crayon dans un carnet, la "veillée" de ceux qui restaient (la majorité), les acomptes, le jour de paye...tous ces souvenirs de ma jeunesse qui continuent à alimenter la nostalgie de mon pays...


-------Le Cherchellois, terre de vignes, voyait entreprendre les vendanges quelques jours après le 15 août, de la mer à l'arrière-pays. L'heure H n'était pas la même partout : cette heure que l'on n'anticipe ni ne dépasse impunément car - tous les vignerons le savent - on perd ou on gagne beaucoup selon qu'on procède à la cueillette un peu plus tôt ou un peu plus tard.
-------Vers le 20 août, le raisin mûrissait à Cherchell, Novi, Fontaine-du-Génie, Gouraya, terres maritimes, tandis que Zurich ou Oued-Bellah, par exemple, couvaient leurs grappes jusqu'aux premiers jours de septembre.
-------La plupart des agriculteurs œuvraient en coopérative, pour des raisons pratiques plus que par goût personnel. Le vigneron aime à faire " son vin " et le cru à créer le hante, même quand il ne l'avoue pas. On ne confessait pas davantage, en Algérie, ce goût du risque, cette passion de l'initiative, lents à s'éteindre chez les fils de pionniers. Les fermes isolées et celles qui possédaient des terres étendues avaient d'ordinaire leur propre cave ; elles assumaient, " de vigne en grappe, de grappe en vin ", tous les travaux.
-------Fièvre joyeuse des vendanges ! Sortie des corbeilles et des voitures. Pullulement soudain des hommes et des enfants. Le pays, telle une pâte, fermentait. Il fallait quitter le gourbi bien avant le lever du jour si l'on tenait à être des premiers à l'embauche. Ceux du Chenoua voyaient poindre l'aube tandis qu'ils descendaient vers la plaine, zigzaguant comme des chèvres par les sentiers de la montagne. Ils n'avaient pas besoin de repère, connaissant le moindre détour; et pourtant ils regardaient l'étoile rouge d'un feu de bois allumé au lieu de l'embauche : chaleur nécessaire pour ceux qui attendaient, en ces heures presque toujours froides.
-------Affaire d'hommes, la vendange. Les femmes y étaient rarement admises à Miliana : pas plus les fillettes que les aïeules, rompues pourtant aux durs travaux. Les jeunes garçons - quatorze, quinze ans - coupaient les grappes, qui s'entassaient dans des corbeilles, et les hommes soulevaient la charge, la plaçaient sur une épaule protégée par un sac ou un coussin: ils allaient, les deux bras levés, jusqu'aux voitures, où elle basculait.
-------On employa longtemps des corbeilles de roseau, courantes alors en Algérie ; mais le jus, bien sûr, les imprégnait assez vite. Le métal remplaça le roseau, jusqu'à l'ère banale mais pratique et colorée du plastique.

Très tôt, avant le lever du jour, les gens des douars descendaient des montagnes par tous les sentiers qui vont aux parcelles. On entassait alors les grappes dans des corbeilles de roseaux tressés, en se racontant d'interminables histoires.

-------Pas de chansons. Les ouvriers s'interpellaient ou se racontaient des histoires. Leurs éternelles " chikayas " n'étaient pas absentes des vendanges. L'injure et le rire foisonnaient. Cela donnait une rumeur rauque, piquetée de cris et d'appels, dans l'euphorie d'une cure uvale gargantuesque qui vous refaisait une santé en quinze jours ou trois semaines.

La sieste pétrifiante

-------" Plus de boutonneux après ce régal, notaient les infirmières et pharmaciennes bénévoles que devenaient, dans le bled, par la force des choses, les maîtresses de maison européennes. Le raisin absorbé à haute dose récure aussi bien le foie que l'appareil digestif. Miracle annuel ! "
-------Chacun apportait de chez lui galette et figues, dans ces sacs en palmier nain tressé qu'on nomme krachs; cela accompagnait le raisin pendant les pauses; mais aucune horloge ne réglait la cure uvale spontanée, aucune interdiction ne la limitait. La pause, c'était surtout le repos : plus longue à midi qu'à 8 heures et à 16 heures. On s'asseyait, on bavardait, on s'allongeait. Le soleil lui-même et la fatigue commandaient la sieste, au milieu du jour.
-------Alors, tout semblait pétrifié : les hommes, les enfants, les voitures, les chevaux - au temps où le cheval jouait encore son rôle dans les activités de la vigne et des champs. Le bruit ne reprenait que peu à peu, comme en sourdine, pendant que chacun secouait son sommeil. Puis, de nouveau, l'immense ruche bourdonnait sous le ciel brûlant; et les passants faisaient halte au bord des - routes, profitant de " la part à Dieu " qui leur était cordialement faite. Ils se rafraîchissaient tout en observant, amusés, la fourmilière des garçonnets coupant les grappes, les allées et venues des hommes maintenant leur corbeille et le cheminement cahoté des voitures en direction de la cave.
-------Les longs bâtiments blanchis, abondamment lavés, polarisaient dès ce moment, et pour plusieurs semaines encore, la vie de la ferme. Les grappes chaviraient dans le conquet. Les machines allaient se saisir d'elles, et cela sentait l'usine déjà, bien que des hommes armés de
fourches aidassent au départ de la masse bousculée.
Conquet, fouloir, érafloir, premières cuves, pompes à moût... Passage d'une cuve à l'autre. Une surveillance restreinte suffisait. Hommes de confiance, connaissant bien les dangers de la fermentation. Bientôt, la cave s'emplirait de grondements et de bouillonnements; l'imprudent qui se pencherait sur l'une des cuves s'y abîmerait, foudroyé.
-------Plus d'un gardien aimait " sa cave " fier de savoir les secrets du métier et d'exercer une surveillance. Heureux de la confiance qu'on lui témoignait. Certains surent garder leurs maîtres, pendant les années de guerre, comme ils avaient gardé les caves ou les vignes en temps de paix.
-------Le soir dispersait les ouvriers, sauf, quelquefois, des hommes qui habitaient loin et qui aimaient mieux dormir sur place.
-------Les krachs, vidés des galettes et des figues, recevaient une part de raisin pour la famille. Quelques propriétaires fixaient cette part à un ou deux kilos par jour. D'autres fermaient les yeux, préférant un sac plus lourd aux réserves faites par un petit nombre : grappes cachées dans des trous, au pied des ceps, et enlevées pendant la nuit... quand cette méthode " écureuil " ne laissait pas le malin pantois devant des rangées de pampres où il ne se retrouvait plus...

 

Une flûte enchantée

-------Les gardes et les hommes qui ne rentraient pas chez eux prenaient ensemble le repas du soir. Ils allumaient un feu. Une grande paix s'était faite. On avait vu partir, non seulement " ceux de la vendange ", mais, dans les fermes aux cultures multiples, les ouvriers qui labouraient la terre pour le blé et l'équipe qui assurait l'arrosage des orangers. Plus d'un agriculteur se préoccupait ainsi d'assurer toute l'année du travail à sa main-d'œuvre.
-------Le feu rougeoyait près de la cave. Les voix avaient, comme les flammes, des temps de moyenne intensité coupés d'éclats brusques et de rires. Puis le chant nostalgique d'une flûte s'élevait; il accrochait les coeurs dans cette solitude étonnante après l'effervescence du jour. Tous se taisaient alors, immobiles, comme frappés d'enchantement.

De père en fils, et d'une communauté à l'autre, les rites des vendanges se transmettent, et les ouvriers, dont des générations, descendent à la même ferme,
dont ils finissent par prendre les récoltes à cœur...


-------

-------Ainsi se déroulaient les vendanges, en temps de paix, dans le Cherchellois, avec des variantes qui tenaient au caractère des propriétaires et à celui des ouvriers. Tel vigneron employait des cadres européens; tel autre les recrutait dans sa main-d'oeuvre arabe ou berbère, formant ces hommes et leur donnant des responsabilités de plus en plus étendues. Des usages locaux se créaient, prenaient force de tradition : par exemple, la dernière voiture, proclamant la fin des vendanges, et la distribution de cigarettes qui suivait.

Les travaux duraient jusqu'à la dernière grappe. Puis on payait les
ouvriers " le lendemain du dernier jour". Le dernier jour, la dernière
charrette était triomphalement fleurie et promenée dans le village.

-------Une gerbe énorme trônait au-dessus des ultimes corbeilles : panaches de roseaux, de pampres et de scilles - ces " bâtons de saint Joseph " aux fleurs blanches, petites et serrées, que les premières pluies dressent, tout droits, près des fossés, en septembre ou même dans les derniers jours d'août. Des palmes agrémentaient parfois cette voiture triomphale.

" Le lendemain du dernier jour "

-------Certaines maîtresses de maison - unique élément féminin des vendanges - venaient accueillir le bouquet roulant près de la cave. Elles souriaient, joliment mises, et elles avaient soigné tant de femmes, tant d'enfants, sans compter les ouvriers accidentés, au cours d'une année laborieuse, que ces rudes hommes trouvaient naturel de les voir là, entre le conquet bourré de grappes et le char de corso fleuri.
-------Une vendange s'achevait, une autre s'amorcerait bientôt par les premiers des travaux multiples qui occupent tant de bras : sabrage des sarments, à l'automne, et ramassage par les gosses ; taille à partir de décembre; élagage des pousses au printemps; effeuillage pour dégager les grappes ; attachage en gobelets ou sur fils de fer; scarifiages pour maintenir la terre humide et enrayer la pousse de l'herbe traitement contre l'oidium et le mildiou, ces fléaux qui peuvent détruire une récolte en peu de temps.
-------Les hommes recevaient des acomptes réguliers pendant les vendanges. La paie générale avait lieu " le lendemain du dernier jour ", dans le calme d'un répit commençant; et chacun tenait à y venir en habits de fête.
Les caves n'emploieraient plus que quelques spécialistes. Le joyeux lavage des bâches, à la rivière, ne serait qu'un bref épisode. On fermait vraiment l'ère des vendanges en pliant ces bâches qui avaient garni chaque voiture pour retenir le jus des raisins écrasés.
-------Maintenant, la main-d'œuvre excédentaire devrait chercher un autre emploi.
-------J'y pensais, à la fin d'une de ces vendanges cherchelloises. Chaque forme d'activité algérienne me plaçait devant des problèmes tandis que je parcourais le pays du nord au sud, de l'est à l'ouest, allant de l'alfa au mouton, de la vigne au blé, des terres prospères aux terres saturées de sel.
-------" Je n'ai vu partir aucun ouvrier pendant ces vendanges, me dit le jeune propriétaire chez qui je me trouvais alors. Je m'attendais à des défections, cette année. Ils sont bien payés; mais un voisin a décidé tout à coup de les payer davantage. Tous le savaient, naturellement. Moi, bouche cousue, j'observais les pointages. Pas un de moins. Au contraire, il en arrivait de nouveaux.
-------" J'ai appelé, finalement, un de ceux en qui j'ai confiance, et je lui ai dit Qu'est-ce qui se passe? Pourquoi n'allez-vous pas chez M. Un tel... tu sais bien pourquoi?
-------" Il a ri. " On n'est pas si bêtes ! "
-------" L'explication m'a fait plaisir : " Ce que tu nous paies, c'est juste on le sait. L'autre, qu'est-ce qu'il veut?... Qu'on aille chez lui pendant trois semaines, parce qu'il donne plus? Bon. A la paie générale, j'ai plus d'argent. Et puis après? Débrouille-toi, mange si tu peux; on n'a plus besoin de toi ici. J'ai rien à dire. Mais si je travaille chez toi, tu ne me laisses pas tomber. Tu nous fais arracher le lentisque, creuser des fossés, faire des chemins... Ça te coûte beaucoup d'argent; et quelquefois tu nous dis Écoute ; pars quelque temps. Regarde si tu trouves du travail ailleurs. Je ne peux pas arracher tout le temps du lentisque. Reviens après, si ça ne va pas. Tu penses qu'on a besoin de manger, nous, la femme et les enfants. Alors, voilà. "

-------Ce souvenir est l'un des meilleurs parmi ceux, pourtant si nombreux, que m'ont laissés les vendanges du temps de paix, en Algérie...

Marguerite SY

 

La Cave Coopérative de Gouraya (Algérie)





en 1926


























Cave Coopérative Oued El Alleug











Cave Coopérative de Rivet
 Cave Coopérative de Port Gueydon (Azzefoun)
créée en 1932 (?)
Cave coopérative de Saint Leu

 Vers la fin de 1929, un groupe de viticulteurs de Saint-Leu se réunissait à la Mairie et fondait une Société ayant pour objet la création d'une cave coopérative. La première pierre sera posée le 21 janvier 1930 par le Président-Fondateur Octave LALLEMAND et Bertrand ROUBINEAU Vice Président. Les coopérateurs étaient sept à l'origine, on en compta rapidement soixante-sept! Prévue pour recevoir 15 000 hectolitres la Cave devra être agrandie et en recevra 60 000. Parmi les meilleurs d'Oranie, les vins font en moyens 12°5 ; ils obtiennent une médaille d'Or à l'Exposition Coloniale Internationale de 1931. La Société a installé aux abords immédiats de la Cave une distillerie moderne permettant de traiter les vins et les marcs. Le Conseil d'Administration a pour devise << Toujours mieux faire>>
Source : Extrait partiel Revue P.N.H.A n°133 - Les grands Vins d'Oranie Numéro spécial de l'Afrique du Nord illustrée Edition L.FOULQUIE-ORAN- www.passerieux.com/historique.html
Source : http://www.geneawiki.com/index.php/Alg%C3%A9rie_-_Saint-Leu
Les Vins d'Algérie :
http://www.alger-roi.net/Alger/agriculture_algerienne/textes/vins_algerie_ofalac.htm
La cave de Paul-Robert (Taougrite)
Taougrite sur Wikipedia :http://fr.wikipedia.org/wiki/Taougrite
les noms des villes algériennes :
http://www.djamila.be/Documents/communesanc.htm

la cave de Monsieur Perelle à Aïn Temouchent
















http://www.elwatan.com/Office-national-de
Office national de commercialisation des vins
Nouvelle stratégie de vente
Le grand absent des vendanges à Témouchent, l’ONCV en l’occurrence, a repris langue avec la coopérative viticole. Le DG de l’office de commercialisation des vins a assuré qu’en 2008, son organisme sera de nouveau présent. La cave de Keroulis sera réhabilitée et l’office disposera ainsi comme à Mascara et Mostaganem de sa propre unité de transformation. La défection de l’ONCV n’a pas été sans arranger ses affaires.
En effet, cette année, les vendanges sont catastrophiques dans une wilaya qui produit plus de 60% de la production nationale de raisin de cuve. Elle atteindra à peine 180 000 q pour 11 381 ha en rapport. Mais sachant que 20% de la production du raisin dit double fin vont être commercialisés en frais, soit 45 000 q, cela réduira les quantités à transformer à la moitié de celles de la précédente campagne. Pis, le raisin actuellement livré aux caves n’est pas fameux, avec peu de premier choix. Les facteurs à l’origine de la régression constatée sont au nombre de trois. Il y a eu d’abord l’arrachage d’environ 500 ha du fait de la mévente du raisin l’année passée et de la chute drastique des prix ainsi que de l’inexistence d’un marché en frais. Il y a eu, ensuite, le retard des pluies qui auraient été plus bénéfiques en janvier qu’en avril où elles ont été abondantes. Il y a eu enfin l’absence de traitement phytosanitaire contre le mildiou et l’oïdium. Cela était prévisible puisque les agriculteurs n’avaient rien perçu en contrepartie de leurs livraisons afin de faire face aux frais de la campagne. Par ailleurs, face à une politique locale avantageant la concurrence qui lui est livrée par le privé, l’ONCV en marquant une pause va tirer les gains du face-à-face entre cette concurrence et les viticulteurs. Les impitoyables lois du marché sont ainsi entrées en action sans possibilité d’une éventuelle injonction salvatrice des pouvoirs publics sur l’ONCV au nom de la nécessité de sauvegarder la paix sociale. On suspecte même l’ONCV de vouloir ainsi replacer ses rapports avec les agriculteurs sur un terrain purement commercial et qu’il ne soit plus considéré comme le réceptacle obligé de tout le raisin, ni loyal, ni marchand, qu’on lui a imposé jusqu’à présent parce qu’il est un organisme du secteur public. Mais encore, en prenant « une année sabbatique » de Témouchent, l’ONCV, qui dispose d’importants stocks de vins, n’en constituera plus de nouveaux. Interrogé sur toutes ces questions, M. Ameziani, le nouveau patron de l’ONCV, sans démentir l’essentiel de l’analyse, préfère parler de la nouvelle stratégie commerciale de son groupe qui contrôle 60% du marché intérieur. C’est ce marché intérieur, assise de l’office, qui va faire l’essentiel de sa nouvelle démarche. Il veut s’y consolider et regagner le terrain perdu en particulier par de nouvelles offres sur ses produits. A cet égard, ses nouveaux labels que constituent les vins de cépages sont un atout que l’on veut valoriser. Quant à l’exportation, elle ne sera pas l’axe essentiel au regard de l’état de non-compétitivité de la viticulture algérienne en particulier du fait d’un encépagement déséquilibré et d’un outil de transformation obsolète des coopératives. Selon le DG, et en fonction de la production qu’il sera possible de placer à l’étranger, la meilleure façon de prendre pied sur un marché international fermé va être pour l’ONCV d’offrir à des partenaires étrangers son réseau de distribution national pour certains produits en contrepartie de leur prise en charge de ses vins sur leurs réseaux. Par M. Kali

http://temouchent-info.com/l%e2%80%99oncv-recupere-la-cave-de-keroulis-736

En prévision de la prochaine campagne des vendanges, l’Office national des vins et caves (ONCV) d’Aïn Témouchent vient de récupérer la gigantesque cave de Keroulis d’une capacité de 100.000 hectolitres, signifiant ainsi son retour en force. Ladite cave a fait l’objet d’une opération de réhabilitation avec la mise en place d’un équipement adéquat pour la vinification pour faire face aux besoins de la prochaine campagne. Une campagne qui s’annonce bonne puisque, selon les prévisions, la production attendue cette année pourrait atteindre les 90 000 quintaux. Selon M. Badaoui Djamel, directeur de l’ONCV, une campagne de sensibilisation sera menée en direction des viticulteurs quant aux avantages que leur offrira l’office, avec en prime la garantie de paiement de leur production à des prix avantageux.
Rappelons que, dans le passé récent, les viticulteurs ont rencontré d’énormes difficultés pour écouler leur production chez les transformateurs privés. Enfin, les prochaines vendanges s’annoncent sous de bons auspices avec la mise en place de tous les moyens humains et matériels par l’ONCV pour la réussite de cette opération.
Source : Echo-Oran
FOUKA et MAHELMA
http://www.vitaminedz.com/articles-344-16-96301-alger-histoire___01__generalites-fouka_marine__sur_la_cote_algeroise-3.html
...C'est la vigne qui sauvera nos 2 villages. Avec la constitution d'un vignoble, Mahelma enfin connaît la prospérité. Ce centre sera le 1er dans le Sahel d'Alger à posséder une cave coopérative en 1912. A Fouka la vigne se répand partout, elle passe de 132 ha en 1878 à plus de 900 ha un demi-siècle plus tard. Elle donne des vins de qualité supérieure. Dans les interlignes du vignoble pommes de terre et petits pois sont cultivés : Fouka n'a eu sa cave coopérative qu'en 1927, mais c'est dans ce village en 1884 que le colon Paul Brame résolut le problème capital qui se posait aux viticulteurs des pays chauds : empêcher les températures de dépasser 40° dans les cuves en fermentation. Il prêcha de longues années dans le désert avant que sa méthode de vinification fut acceptée. Brame le 1er appliqua les procédés de réfrigération à la vinification des moûts de raisin ; grâce à lui les vins aigres-doux causés par les fermentations à haute température que l'on qualifiait de " goût d'Algérie " disparurent, " l'emploi du réfrigérant ne resta pas confiné en Algérie, il fut adopté aussi par d'autres pays chauds tel que la Syrie, l'Argentine, l'Afrique australe, le Mexique, la Californie " (cf la vigne en Algérie
thèse H. Isnard p194)
DRARIA
http://www.vitaminedz.com/articles-344-0-95972-toute_l_algerie--breves_monographies_communales___draria-3.html
...La culture principale, dès la fin du XIXè siècle est la vigne, avec des exploitations moyennes de 10 à 15ha. La cave coopérative, inaugurée en 1928 pour 7 viticulteurs, a fini par en réunir 41. La capacité de stockage aurait été de 12 000hl : pour 7 c'était beaucoup, pour 41 c'était peu...
( Votre guide Web de l'Algérie :  http://www.vitaminedz.com/ 
HAMMAM-BOU-HADJAR

ORAN : chargement des vins dans le port

 arrivée du vin à Sète
Le Vesper à Oran
http://www.marine-marchande.net/Jourlejour/AujourleJour-46.htm
cave à la sortie de Hennaya :

http://www.vitaminedz.com


Cave Aïn Kihal

cave près de Aïn Youcef

La cave du Domaine de BOUAREOU (près Bône)

La Cave Coopérative de Fontaine-du-Génie
(Hadjeret Hennous)

Cave Coopérative de Lavigerie (Djendel)

 


cave coopérative de Fondouk (Khemis el Khechna)
Cave de la Maison Gay à Gambetta

http://www.abcdelacpa.com/
                 Les vendanges en Algérie
Abbaye de Notre Dame de Staoueli - religieux au travail - les vendanges.
























cave coopérative Ameur-el-Ain

Les ruines de la cave coopérative de Damous (Dupleix), la première cave coopérative d'Algérie (créée en 1905). Origine de la photographie :  http://www.flickr.com/photos/mekfouldji/955679210/


Cave coopérative de Sainte Léonie - ORAN

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